Aïe, j'ai des enfants!

La vie en rose layette, quand on est parents, c'est plus qu'une réalité, c'est une utopie! Parce qu'on est pas parfaits et que c'est tant mieux, ce blog vous ouvre ses portes et son forum!

jeudi 3 mai 2007

Vivement demain!

Quand on partage la garde d'un enfant avec son ex, on est habitué à ne pas le voir une semaine sur deux. Mais puisque son père ne peut pas aller le chercher à l'école dès la sortie et qu'il aurait été dommage de le mettre à la garderie alors que j'habite à côté de l'école et que je suis disponible à 16h30, je peux profiter de mon fils aîné deux heures chaque soir. Et tous les mercredis en m'arrangeant. Enfin en ce moment, c'est facile puisque je ne travaille pas. Donc en réalité, il n'y a que lorsque son père prend une semaine de congé que mon fils m'échappe totalement... comme en ce moment.

Je n'ai pas vu mon fils depuis vendredi dernier. Ce n'est pas tout à fait juste puisque je suis allée le chercher à l'école pendant la récréation du matin pour l'emmener "passer une audition" au conservatoire. Parce que l'année prochaine, il a la possibilité d'entrer en classe à horaires aménagées pour suivre une initiation à la musique. Ce serait génial pour lui, si toutefois ça l'intéresse. Personne dans sa famille, aussi bien maternelle que paternelle, n'a jamais touché à un instrument mais justement! C'est une excellente raison pour casser la tradition familiale!

Enfin toujours est-il que je n'ai pas embrassé les jolies joues rebondies de mon fils depuis et il me manque ce petit salopiot... c'est fou quand on y pense parce que quand il est là, je ne l'écoute déjà plus au bout de cinq minutes de piapiotage continu... il me raconte par le menu à quoi il a joué à la récré, tous les monstres de l'espace qu'il a rencontré etc... je décroche vite c'est vrai. Comme une mauvaise mère que je suis. Le pauvre... J'arrive même pas à faire semblant en plus! Alors j'essaie de l'interrompre par tous les moyens pour qu'il passe à autre chose: Tu veux quoi pour ton goûter? Tu t'es lavé les mains? T'as pensé à ramener ton livre de bibliothèque à ton maître? Oui, c'est bien mon chéri mais sinon à part la récré, t'as bien travaillé à l'école?

Il n'y a que lorsqu'il commence à fatiguer, le soir, que j'arrive à le coincer trente secondes avec moi sur le canapé pour un petit câlin... encouragé par l'affection débordante de sa mère, il se remet alors à papioter à propos de l'histoire quil est en train de dessiner, puisque plus tard, il veut "faire des livres". Entre autres. Il y a tellement de choses qu'il voudrait faire quand il sera grand... aller se coucher à l'heure qu'il veut avant toute chose... évidemment.

Vivement demain, que je sois saoulée par le verbiage sans fin de mon amour de fils et que je puisse, entre deux mastiquages de tartines (il n'a pas le droit de parler la bouche pleine!) poser mes lèvres sur la douceur enfantine de ses joues et y apposer un bon gros bisous de maman en manque!

Posté par jennyale à 23:13 - Desperate Mother - Commentaires [4] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

samedi 21 avril 2007

Matin Chagrin

Qu'en est-il des grasses mâtinées chez vous?
En voie de disparition, comme chez moi?
Est ce que tous les parents sont condamnés à se lever tôt tous les jours de leur vie sous prétexte qu'ils ont mis au monde des petits monstres sans coeur?
Je le vois d'ici mon fils aîné dans 10 ans, il aura tchatté toute la nuit sur msn avec ses copains et il faudra que j'attende 14h avant d'oser mettre le nez dans sa chambre qui sentira le mâle pas lavé pour entrouvrir les rideaux... et je l'entends déjà grommeler des insanités sous ses draps à l'égard de sa vieille "reum" sans coeur!

Mais en attendant... à l'heure à laquelle il faut que je le sorte tendrement du lit le matin pour aller à l'école tous les jours de la semaine, Monsieur est déjà debout le samedi et le dimanche et vient me demander de lui préparer son petit-déjeuner. Sauf que ça ne lui suffit pas, sinon je pourrais aller me recoucher aussitôt son lait chaud posé devant lui, ce serait trop simple: il faut que je prépare le mien aussi pour déjeûner avec lui!
Et là, y'a pas moyen! J'ai essayé mais vraiment, j'y arrive pas... je suis d'une humeur tellement massacrante alors que juste l'entendre machouiller ses tartines de miel me donnent envie d'hurler. Parce que moi le matin, il faut que je dorme. Surtout depuis que Bibouxx, son petit frère, est né. Quand il fera ses nuits, on en reparlera mais d'ici là, il faut que je rattrape le sommeil perdu!

Alors ce matin, j'ai collé Fiston Premier devant un verre d'eau et un croissant. Je lui ai mis un dessin-animé qui dure une heure et demie et je lui ai promis de prendre le petit-déjeûner avec lui après, à condition qu'il ne vienne pas me raconter toutes les cinq minutes ce qui se passe sur l'écran!
Bon, comme ça a marché, je recommence demain... en espérant que cette fois, Bibouxx ne profite pas que je me glisse avec délice sous les draps pour se réveiller lui aussi!

Posté par jennyale à 13:27 - Desperate Mother - Commentaires [8] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

lundi 9 avril 2007

Délivrance

Puisqu'on me l'a demandé et comme c'est la tradition pour toute jeune mère qui se respecte, je m'en vais vous raconter mon accouchement. Rien de bien gore rassurez-vous... dommage, j'aurais bien aimé faire peur aux prochaines... mais que ceux qui préfèrent les histoires jolies de cette bonne vieille cigogne s'abstiennent de lire la suite, je ne souhaite pas briser un mythe.

Tout a commencé à 1h du mat, quand, après avoir regardé Rocky (le premier de la saga) à la télé, je vais me coucher pendant que mon amoureux prend sa douche.  Je compte bien m'endormir avant qu'il ne me rejoigne tellement je suis crevée... mais pas autant que ma poche des eaux semble-t-il... depuis le début de la soirée, j'avais des contractions régulières mais puisque c'était déjà arrivé plusieurs fois déjà sans conséquences, je ne m'attendais pas à ce que ce soit différent cette fois. Me voilà donc telle une naufragée en train d'appeller mon chéri qui sort de la salle de bain nonchalemment pour une fois, sans s'inquiéter outre mesure. Ces dernières semaines, il redoutait tant ce moment qu'à chaque fois que je l'appellais, il arrivait presqu'en courant... pour finalement me sauver d'une araignée égarée ou m'aider à enfiler mes bottes!

Cette fois donc,  il arrive l'air de rien pour me trouver  nue et perdue au beau milieu d'une flaque d'eau dans le lit. Il aurait pu s'évanouir ou se mettre à paniquer mais au lieu de ça, il décide de faire son intéressant et très calmement, il gère la situation. Du coup, je me permets de paniquer à sa place mais rien qu'un peu, je prends une douche et je tremble violemment pendant 20 minutes tout en préparant ma valise. Entre temps, on a appellé l'hôpital, ma mère pour qu'elle vienne garder Fiston Premier et sa mère à lui pour qu'elle nous amène à la maternité. On a pas de voiture en fait. Pas de permis non plus d'ailleurs...


Une fois sur place et après une course effrénée à travers Bordeaux - non pas parce que je suis sur le point d'accoucher, y'a encore le temps mais parce que la maman de mon chéri est bien trop contente d'avoir un prétexte pour rouler vite - on se rend compte que l'Entrée de Jour n'est pas la même que l'Entrée de Nuit. Et comme la maternité est en plein travaux, avec le bordel que ça occasionne, on aurait eu plus vite fait de passer par une fenêtre que de chercher cette fichue entrée. Le futur papa se met donc mis à courir partout à la recherche de l'entrée mystère tandis que j'appelle le service concerné pour leur demander gentiment de bien vouloir me dire où donc est passée cette fichue Entrée de Nuit...

Quand on a enfin trouvé, on souhaite une bonne nuit à ma belle-mère et on passe enfin aux choses sérieuses. En effet, les contractions commencent à se faire douloureusement sentir et il est temps que l'on me donne un endroit pour râler en paix. Bien sûr on me fait les examens d'usage: pipi, monitoring, vérification du col... puis la sage-femme me demande si je souhaite un ballon.

"Pardon?! Ah oui, ce genre de ballon... ben écoutez madame, je vais pas savoir quoi en faire de votre ballon vu que j'ai pas suivi les cours de préparation à l'accouchement."

"Mais c'est pas un problème, je vais vous montrer".

Voilà donc que je me retrouve à me tortiller sur un énorme ballon à chaque contraction tout en serrant très fort la main de mon homme. Qui trouve la situation assez cocasse pour prendre deux ou trois clichés de mes grimaces de douleur.

A ce propos, j'avais expliqué dans le forum il me semble, que je ne souhaitais pas que le futur papa soit avec moi pendant le travail. Je ne souhaitais le voir arriver près de moi qu'une fois "délivrée" comme on dit. Belle et fraîche avec un petit bout rose et dodu dans les bras. Comme dans un rêve. Ou un épisode des feux de l'amour. Oui mais voilà que je n'avais pas prévu l'heure tardive à laquelle ce dernier pointerait le bout de son nez ni que ma mère serait obligée de garder mon fils aîné au lieu d'être avec moi en salle d'accouchement. Et il n'était pas question que j'accouche seule non plus. Voilà pourquoi au final, mon compagnon s'est retrouvé embarqué dans cette sale affaire avec moi... à son plus grand soulagement il me semble. Quoique...

Revenons plutôt sur le ballon... ah j'avais l'air fin tiens... pourtant c'est vrai que ça m'a soulagé un peu. Puis un peu moins. Jusqu'à plus du tout. Je suis donc remontée sur le... tiens d'ailleurs comment ça s'appelle ces trucs sur lesquels les médecins nous demandent de nous allonger? Bref, là dessus.


Je commence à ne plus pouvoir me retenir de crier vers 4h du mat et ça rend mon amoureux un tout petit peu dingue... il n'a plus coeur ni à me prendre en photo ni à me faire des blagues idiotes... tant mieux parce que je ne réponds plus de mes actes. J'arrive à aller aux toilettes une dernière fois, me pliant en deux tous les 3 mètres. J'ai de plus en plus de mal à le retenir d'appeller une infirmière alors quand mon autorité naturelle finit par céder et devant la violence des spasmes de mon bas-ventre, il en profite pour appuyer sur le bouton fatidique. Une infirmière apparaît aussitôt et je m'excuse presque de l'avoir dérangée, pour rien j'en suis sûre. Or elle décide que non en vérifiant mon col et on me transfère, enfin, en salle d'accouchement.

Entre temps, la sage femme m'avait parlé d'une amie à elle, sage-femme aussi qui comme moi, avait décidé d'accoucher sans péridurale. Cette amie avait suivi des cours de préparation qui la laissait imaginer chaque contraction comme une belle vague bleue qui arrivait, le but étant j'imagine de visualiser la douleur sans la redouter, la laisser monter, monter... en sachant qu'elle allait de toute façon redescendre.  Elle m'a aussi expliqué comment respirer. Paraît que la copine en question a vécu son accouchement quasiment dans la joie et la bonne humeur tellement ça a marché... ben voyons...

Oh bien sûr, je les ai vu moi aussi les vagues au début, je m'accrochais à la voix de mon amoureux qui me "coachait" et qui respirait avec moi. A force de souffler comme ça, on arrivait presque à s'endormir entre chaque contraction sauf qu'au bout d'un moment, toutes ces vagues... je me suis noyée dedans... quand les contractions sont à ce point aïgues qu'on ne les sent plus venir, c'est que ce ne sont plus de simples contractions, c'est le bébé qui vient. Je me disais avec tout ce bleu, toute cette eau, j'ai l'air de quoi maintenant si je ne sais même plus nager? Mais ouf! C'est pas que je suis plus douillette qu'une autre, c'est juste parce que le bébé pousse! Il pousse?! Déjà!!! Ca n'avait pas été aussi rapide avec le premier. Je ne suis pas vraiment étonnée: on me l'avait bien dit que ça irait plus vite pour le second mais quand même... Et mon chéri qui n'a même pas encore reçu sa blouse! Du coup, je crie:

"Il faut lui donner une blouse!"

"Plus tard" me crie la sage-femme.

Tiens, elle paraît bien stressée tout à coup celle-ci... et ça s'active en face de moi, y'a soudain plein de monde dans la pièce, on a juste eu le temps de me poser une perfusion de je ne sais même pas quoi, on m'enfile les pieds dans les étriers et c'est parti, faut que je pousse tiens, la bonne blague!
Bon, la première fois, ça va, ça pousse quasiment tout seul. Cris de joie de l'autre côté, je me dis que c'est bon la tête est sortie, le reste va venir tout seul.

"Poussez encore" me dit la sage-femme.

Encore? Alors je pousse mais ça ne marche pas. Je ne sais pas exactement ce que je fais mais ça n'a pas l'air de faire avancer quoi que ce soit, c'est le cas de le dire.

"Allez! Poussez!"

"Mais je pousse!"

"Non, vous ne poussez pas là" s'énerve-t-elle.

Et merde... elle a raison en plus mais je n'y arrive pas. J'en peux plus, j'ai mal, je pousse, enfin je crois, je suffoque en tout cas mais rien ne vient.

Alors je crie " aidez-moi!"

Ben oui quoi, j'ai sorti la tête, elles peuvent bien faire le reste non?

"On ne peut rien faire sans vous là, il faut pousser maintenant, vous avez pas le choix"...

Bon, j'ai compris. J'arrête de paniquer, je me concentre et je pousse de toutes mes forces! Et là enfin, je sais que je pousse pour de bon parce que je le sens, mon bébé, qui se fraie le chemin vers la sortie. Je hurle tellement j'ai mal! Tant pis si je dois en mourir: je pousse encore une fois pour qu'il se dégage complètement et là j'entends

"Stop!!! Arrêtez de pousser!"

C'est une blague?!!

"Je ne peux pas!!!"

"Mais si, arrêtez vous maintenant sinon vous allez vous déchirer!"

Ah ben manquait plus que ça! Et pas question de me faire une épisiotomie parce que je ne suis pas anesthésiée... du coup c'st radical: je m'arrête de respirer, de pousser et j'attends la permission, avec l'envie de tuer tout le monde dans la pièce! Enfin j'ai le feu vert: on m'encourage à pousser de nouveau, je pousse à m'en faire péter le squelette et il sort enfin ce petit morveux qui m'en a tant fait voir déjà! Je panique parce que je les ai entendu dire qu'il avait le cordon autour du cou, comme mon premier qui était arrivé tout gris sur mon ventre et à qui il a fallu donner de l'oxigène pendant deux heures avant que je puisse le tenir dans mes bras, avec les conséquences que l'on connaît sur son cerveau ... non je plaisante, il va très bien mon grand, c'est pas la faute de son cerveau s'il est parfois zinzin, c'est l'âge qui veut ça.

Je leur crie donc "Il va bien?!! Dîtes moi s'il va bien!" carrément hystérique mais je m'en fous, je veux qu'on me dise s'il va bien bordel!

"Mais oui, il va très bien, vous en faîtes pas!"

Facile à dire tiens... puis on me le pose doucement sur le ventre. Il est un peu mauve mais il respire, il essaie même d'ouvrir les petites fentes qui lui servent de yeux. Je suis tout à mon bonheur, incroyablement soulagée qu'il soit enfin là, en parfaite santé et je savoure ce moment avec son papa, plus ému que moi encore. On le caresse, on le cajole en lui murmurant des mots doux et soudain, une infirmière demande si le papa veut bien couper le cordon. J'ai envie de rigoler parce que c'est bien la dernière chose au monde qu'il souhaitait faire mais au lieu de protester, il prend le ciseau qu'on lui tend et arrive tant bien que mal à s'acquitter de sa tâche.

Samuel est enfin libre!

Posté par jennyale à 15:18 - Maman épanouie - Commentaires [11] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

samedi 7 avril 2007

De retour!

A ceux qui se poseraient la question, j'ai été absente aussi longtemps par le fait de mon fournisseur d'accès, une grande blonde un peu godiche qu'a rien compris de ce que je lui expliquais... je m'en suis sortie en la harcelant bien comme il faut. Elle a toujours rien compris mais au moins, elle a fait ce que je lui demandais... dire qu'il y en a qui rêvent de pouvoir dire ça... ah ah ah... mouais bon...

Donc, Samuel est arrivé parmi nous le 28 février, à 6h du matin. Je ne l'attendais pas si tôt mais entre nous, je l'espérais quand même... je vous dis pas le ménage que j'ai fait la veille histoire de presser un peu les choses... je ne pensais pas que ça marcherait aussi bien! Il faut dire que j'en ai bavé ce dernier mois. Je me suis arrêtée de bosser le 31 janvier et je n'aurais pas pu tenir un jour de plus tellement j'avais mal. Donc même si ça m'a un peu soulagée de rester à la maison, sans rien faire vu que mon amoureux s'est occupé de tout, ça m'a aussi énormément frustrée. N'oubliez pas que je n'avais plus ni téléphone ni internet! J'ai passé des journées abrutissantes devant la télé. Ceux qui ont passé des après-midi entiers sur M6 sauront de quoi je parle... y'avait de quoi devenir conne. Remarquez, je le suis peut-être devenue sans m'en rendre compte, qui peut dire si les cons se rendent compte qu'ils sont cons hein?!! Le fait de poser la question est déjà en soi une réponse mais je ne vais pas m'enfoncer plus longtemps alors que j'ai un sujet bien plus passionnant à partager: mon fils!

Avouer que je ne l'ai pas trouvé beau aux premières heures de sa vie risque d'en choquer certains, et lui le premier quand il le saura, mais c'est la vérité. Je l'aimais déjà lorsqu'il était dans mon ventre et je l'ai plus qu'adoré lorsque je l'ai enfin vu mais soyons honnêtes, je l'ai trouvé très étrange! D'abord mon aîné pesait 3,6 kg à la naissance alors avec ses 500 g en moins, le second avait presque l'air d'un prématuré! Il avait les traits très fins alors que l'aîné avait une bouille bien ronde. Ben oui, c'est à cause de ma référence au premier que j'ai eu tant de mal à reconnaître mon second! Je trouvais par contre le bébé de ma voisine de chambre magnifique, je n'en suis pas fière mais enfin ce sont des choses qui arrivent... ce qui est magique, c'est qu'au bout de deux jours, je le trouvais quelconque comparé à la petite merveille que j'avais pondu! Bon sang, on perd vraiment de son objectivité quand on tombe amoureux!

sam_33


Posté par jennyale à 20:03 - Maman épanouie - Commentaires [4] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

jeudi 18 janvier 2007

Bonne santé!

Cette année, j'aurais aimé faire les choses comme il faut. Envoyer de jolis cartes de voeux à la famille et aux proches, envoyer des mails spéciaux à mes internautes favoris et répondre aux textos que j'ai reçu. Mais mon téléphone portable m'a lâché juste avant les fêtes et je suis tellement perclue de douleur depuis ce début d'année et que je n'arrive pas à prendre sur moi pour aller le faire réparer, j'ai donc appeller de mon fixe tout ceux qui se seraient irrémédiablement vexés si j'avais fait l'impasse et j'ai laissé tomber le reste.
Je ne suis bonne à rien quand j'ai mal et chaque pas que je fais monopolise toute mon énergie. Je commence à avoir mal même assise et quand je suis allongée, il n'est pas question que je change de position sous peine d'une cinglante répartie de mes terminaisons nerveuses. Là par exemple, rester assise sur cette chaise pendant que je claviote pour ce blog, c'est tout juste supportable...

Bien sûr, je me fais engueuler par tout le monde parce que je continue envers et contre tous d'aller bosser. Mais rien à faire, même si ma raison me raisonne, je n'arrive pas à lâcher mon boulot. Non pas que ça me passionne, d'autant que c'est très calme en ce moment, mais je me sentirais déloyale si je prenais congé maintenant. Si j'entendais n'importe quelle copine enceinte parler comme ça, je lui passerais un bon savon mais tant que mon bébé ne risque rien, je ne vois pas ce qui pourrait me clouer au lit. Justement, demain je vais à ma troisième écho...

Pour le reste, l'année n'a pas si mal commencé.
Mais il nous reste tellement de choses à faire (et à acheter surtout) avant l'arrivée de Junior et j'ai si peu d'énergie... on est vite limité quand on ne peut pas bouger. Je ferais bien mes courses via internet mais aucun site de puériculture ne me séduit. Trop chic trop cher... dire que j'attendais les soldes pour m'occuper de tout ça et que je ne suis plus assez bien fichue pour les faire!

Bon, j'espère que ceux ou celles qui passeront par ici me remonteront un peu le moral... je suis pas difficile, même une blague sur les blondes, ça peut le faire!

J'espère que l'année 2007 ne continuera pas comme elle commence et qu'elle vous sied bien mieux qu'à moi.
En attendant de vous retrouver, je vous souhaite autant de bonheur que vous pourrez en supporter et je vous embrasse!

Posté par jennyale à 21:42 - Ramasse tes dents - Commentaires [20] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

dimanche 24 décembre 2006

Joyeux Noël!

Cette année, Fiston Premier passe le réveillon de Noël avec son papa dans la montagne. J'espère au moins qu'il y a de la neige, ça fait longtemps qu'il n'en a pas vu. Je le récupère vendredi prochain.

Noël sans enfants, ça n'a pas grand sens pour moi. Mes parents ont divorcés quand j'avais 12 ans et depuis, cette période est devenue une vraie galère... on le fêtait une année chez l'un, une année chez l'autre jusqu'au jour où j'ai appris que ma mère s'était retrouvée seule, toute seule pour le réveillon! J'ai été si triste alors que je me suis promis de ne plus jamais passer un Noël loin d'elle. Promesse tenue jusqu'à aujourd'hui encore. Elle qui a connu les délicieux Noël en famille, a eu du mal à s'habituer à ces réveillons loin de ses filles, loin de sa famille. Donc chaque année où je n'ai pas mon fils, on invite des amis qui se retrouvent seuls comme nous, histoire de retrouver un peu de cet esprit de Noël qui nous fait défaut sans enfants. Et on organise ensuite le Nouvel An comme si c'était Noël, en famille, avec des cadeaux sous le sapin! Parce que mon fils m'a pleinement réconcillié avec cette période! J'adore Noël maintenant qu'il est là, même quand il part chez son père parce que la fête commence dès le début du mois quand on installe le sapin! J'ai hâte d'être à l'année prochaine et de voir mes deux enfants autour de moi!

En attendant, je vous souhaite à tous un très bon réveillon, profitez bien du sourire de vos mômes si vous en avez, de la présence de la famille qui vous reste et des amis qui vous sont chers, mettez vous en plein la panse mais faîtes attention à ne pas trop boire si vous devez prendre le volant après, ce serait dommage de si mal finir l'année...

Gros bisous à tous!

Posté par jennyale à 10:52 - Vacances et Loisirs - Commentaires [6] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

mercredi 20 décembre 2006

Dans la peau d'une autre...

Je viens de passer une journée dans la peau d'une mère parfaite... j'ai encore du mal à m'y faire mais c'est pourtant vrai... je vais vérifier ça ici si ça ne vous dérange pas...
Alors voyons, tout a commencé ce matin (comme toute journée qui se respecte), quand la télé s'est allumée toute seule. Je la programme exprès au cas où mon portable qui me sert de réveil ne suffirait pas. C'est souvent le cas. Donc c'est la voix insupportble d'un perso de dessin-animé qui me tire violemment de mon sommeil. Et qui tire Fiston Premier du sien par la même occasion. Je l'entends donc se précipiter vers notre lit avant de le sentir se jeter entre nous! Aïe! Sauf qu'il arrivait trop tard, on s'était déjà jeté nous-mêmes sur la télécommande pour mettre fin à ce supplice! Bon je lui ai quand même rallumé pendant que j'allais préparer le petit-déjeûner... sympa quoi.  D'autant que j'avais acheté la veille des croissants! Exprès! Si c'est pas digne d'une chouette môman ça...

Bref, on se dépêche quand même un peu parce que mine de rien, plus on se régale, plus on traîne et moins on voit l'heure passer. Du coup quand je l'ai déposé à l'école, j'avais oublié sa carte de cantine sur la table de la cuisine... oui c'est moins parfait ça MAIS j'avais pensé à lui donner la pièce de 1 euro que réclamait son maître pour le cinéma de vendredi prochain! Ah! On est "que" mardi et je ne suis pas en retard sur la participation aux activités extra-scolaires! Comme quoi hein... si je pouvais payer aussi vite mes factures de téléphone, ma ligne serait moins souvent coupée!

Alors je passe sur ma journée à moi, même si j'en aurais des choses à dire mais c'est pas le thème du jour...
Pour bien faire il faudrait que je passe aussi sur l'heure de la sortie de l'école... mais comme je suis honnête (alors que rien ne m'y oblige, après tout, je fais bien ce que je veux, c'est mon blog!) j'avoue que je l'ai raté. L'heure. De la sortie. Ben oui... je me suis fiée à l'heure de ma télé et a priori, elle a facilement 15 minutes de retard! Pas étonnant que l'heure ait si vite filée le matin même... Ce qui fait que quand par hasard, j'ai regardé l'heure ailleurs (sur le micro-ondes! Je vais peut-être demandé une horloge murale au Père Noël moi...), il était déjà 16h40! Et comme je peux pas courir avec mon ventre, j'ai envoyé mon amoureux en quatrième vitesse à l'école. Joli sprint d'ailleurs... dommage qu'il fume, il n'aurait pas failli mourir au bout de cent mètres sinon!

Il est revenu avec un gamin transi de froid qui avait vu partir tous ses copains  tandis que lui attendait avec appréhension avec son maître. Son maître à qui j'ai écrit un gentil mot dans le carnet de liaison pour le remercier vu qu'aucun réglement n'oblige les instits de cette école à vérifier ce qui arrive aux mômes une fois la grille franchie! Enfin passons...
Donc c'est un fiston sacrément soulagé qu'il ne me soit rien arrivé de facheux que j'ai vu arriver à la maison.
Je lui ai fait un chocolat chaud et lui donné un croissant (encore oui mais j'ai acheté un gros sachet alors faut pas attendre qu'ils ramollissent non plus! ).
Ensuite, on s'est attellé aux devoirs. A sa grande surprise vu que des devoirs, il n'en a jamais.
Son maître pense en effet qu'il n'est pas nécessaire en CP d'avoir encore du travail scolaire à faire à la maison, donc la seule consigne que les enfants ont, c'est de relire le ou les textes appris chaque semaine. Et comme je vous l'ai dit récemment, il se trouve que mon môme à moi se débrouille super bien en lecture. Eh oui! (on la sent bien là la fierté maternelle!?) Du coup, c'est vite fait: on se relit tranquillou son cahier le week-end et basta!

Oui mais depuis, jai lu sur un forum de mamans que certaines d'entre elles passaient trois quarts d'heure aux devoirs chaque soir! En CP! Incroyable non? Y'a des instits qui sont dingues franchement!
Donc on a bien relu tous ses derniers textes et on a fait un peu d'écriture, comme ça, pour le plaisir... enfin pas trop pour le sien mais y'avait besoin! Il lit bien mieux qu'il n'écrit... puis comme il est gaucher... du coup, on va essayer de faire ça plus souvent!

Ensuite, plutôt que de le laisser choisir entre un dessin-animé ou une partie de jeu vidéo, on a décidé de faire un jeu. Il m'a battu à plates coutures au jeu des échelles, je l'ai rétamé au jeu de l'oie! Non mais ho!
Après ça, il a joué tranquillement dans sa chambre jusqu'au moment de la douche où on a bien rigolé. Ce qui est loin d'être toujours le cas...
Le soir, j'ai fait des hamburgers "maison" et des frites. Quel bonheur... alors? Un vrai conte de fées non?

Bon demain je recommence.... pas les frites parce que c'est chiant de devoir éplucher les patates... sans compter que c'est pas super sain comme repas... donc demain on fera des pâtes!

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vendredi 15 décembre 2006

Ô Rage...

Bien que je prenne le tramway tous les jours et au moins deux fois par jour, bien que je sois enceinte de plus de six mois et que, malgré mon gros manteau, personne ne peut douter de mon état tant mon ventre ressemble à celui du père Noël, personne ne me laisse jamais sa place dans les transports en commun! En réalité, on me l'a cédé deux fois déjà. Des jeunes femmes à chaque fois. Alors que je n'en étais qu'à 4 mois de grossesse... depuis, nada...
Même à Paris où j'ai dû passé récemment, alors que j'avais un gros sac de voyage dans une main et Fiston Premier dans l'autre, les deux messieurs assis à côté de moi ont fait mine de ne pas me remarquer pendant les douze stations que nous avons vu passer ensemble... à ce niveau là, on frise le ridicule... d'autant que j'ai bien pris soin de ne pas les lâcher du regard moi!

Où est passée la courtoisie?
Pourquoi les gens se bousculent à l'entrée des tramways (ou des bus, ou des métros, au choix) alors qu'il paraît si simple de se mettre de côté afin de passer ceux qui descendent d'abord? Mais pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué n'est ce pas?
Je me suis faite insultée hier. Gratuitement. C'est tellement mieux!
Parce qu'on ne m'a pas laissé descendre et que je disais "pardon! pardon!", une femme entrée comme un bouledogue me fait "oui ben attendez!" et moi de lui répondre "ben non, je n'attend pas pas parce que là je veux descendre"... quel culot j'ai eu à en croire les obscénités qu'elle m'a débitée tandis que je me frayais un chemin malgré elle... et quelle frustration m'a saisie parce que je n'avais ni le temps ni aucune main de libre pour attraper sa queue de cheval et tirer de toutes mes forces dessus jusqu'à ce que ses genoux touchent le sol et qu'elle me supplie de la lâcher... je me sens effroyablement haineuse quand on m'insulte. Surtout quand c'est injustifié! Parce que bon sinon... je peux comprendre!
Mais hier par exemple, je me sentais capable de me battre dans la rue comme une chiffonnière, juste pour ne pas sentir cette boule de feu au creux de mon ventre, cette rage qui m'a envahie jusqu'à ce que je rentre chez moi! Et même là! Mais où est donc passée mon infinie sagesse? Ma zen attitude? Mon calme olympien tant réputé? Bon, j'exagère, je n'ai jamais été connue pour mon sang froid légendaire mais enfin, est ce mon taux d'hormones ou cet hiver glacial qui me rend si agressive au point où je me fais peur parfois?

Parce qu'il n'y a pas que les discourtois de la jungle urbaine qui se prennent les foudres de mon caractère de merde, il y a mon homme aussi... quelle patience il a avec moi, c'est fascinant! Je n'irai pas jusqu'à prétendre que je fais exprès d'être chiante pour le tester mais incontestablement, cette révélation de son (bon) caractère me plaît infiniment! Du coup, ça me calme! Parce que s'en prendre à quelqu'un qui reste zen et amoureux, c'est moins marrant... forcément! Dire que la grossesse est censée être un épanouissement... on peut dire que ça m'épanouit le tempérament à moi!

Du coup, ça me fait presque plaisir quand on me fonce dedans dans les transports parce que ça me donne une bonne raison de libérer ce trop plein de rage en moi! Je donne des coups de coude, des coups de sacs à main ou des coups de bide, juste pour entendre râler sur mon passage... et soudain je me sens moins seule!

Posté par jennyale à 19:32 - Prises de tête - Commentaires [4] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

dimanche 10 décembre 2006

Chèr pérnoel

Puisque mon fils sait lire, il sait aussi écrire.
Ca tombe bien, le Père Noël attend avec impatience d'avoir de ses nouvelles... en voilà une bonne occasion de s'entraîner! L'idée lui plaît bien sauf que sa première version donne ça:


Chèr pérnoel
silteplé
je pouré avior des dinosor an plastic et un chato et des légo.

(petit dessin)

"Et c'est tout?!!" "Ben oui..."
"bon alors on recommence mon bonhomme parce qu'il suffit pas d'avoir dit s'il te plaît pour obtenir tout ce que tu veux d'un vieux barbu qui trime toute l'année pour te faire plaisir! Sois un peu gentil!"

Donc voici la deuxième version:

Chèr pérnoël
esce sa va bien
je pouré avoir un chato et des légo et des dinosor.

(petit dessin)

Sur ce, il me demande de glisser un stylo dans l'enveloppe pour que papa Noël puisse lui répondre... y'a du mieux mais je crois que l'esprit de Noël lui échappe encore... Bon... ça devait pas être le bon jour pour lui demander de faire sa lettre au Père Noël, on attendra demain alors...

Posté par jennyale à 22:02 - Ramasse tes dents - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

mercredi 29 novembre 2006

Mon fils sait lire.

Un sacré choc quand même...
Non pas que je ne l'avais pas remarqué: il déchiffre méticuleusement tous les mots à sa portée, en général les paquets de céréales sur la table du petit déj'... Weetabix, Rice Krispies... bon, niveau prononciation c'est pas le top mais on lui pardonne. Et puis c'est pas comme si je ne m'y étais pas préparée: il est rentré en CP! Il me semble bien me rappeller que c'est justement cette année là qu'on apprend ce genre de trucs...

Alors forcément avec tant d'indices, on peut s'étonner que j'ai failli pleurer devant son maître quand la semaine dernière ce dernier, à la sortie de l'école, vient vers moi et m'annonce solennellement que ça y est, Fiston sait lire! Bon il a rajouté qu'il lui manquait encore de la confiance en lui pour y aller franco mais quand même! Une nouvelle pareille... du coup, j'ai même appellé son père pour le lui annoncer! Quand on sait les relations que j'ai avec ce dernier, on ne peut qu'écarquiller les yeux devant une telle réaction de bonheur! Pour être heureuse, je suis heureuse! Car qui va pouvoir passer 15 minutes de plus sur le canapé à ne rien faire plutôt que d'aller lire une histoire débile à son fils chéri?!! Ben c'est moi! Vive l'école, vive l'autonomie, vive mon fils qui sait enfin lire tout seul!!!



Posté par jennyale à 19:25 - Maman épanouie - Commentaires [12] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



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