lundi 12 novembre 2007
Digne d'une mère... indigne!
Je bénis internet et ses forums, blogs et autres lieux d'échange! Grâce, à eux, j'ai pu apprendre une chose essentielle: je ne suis pas une mère parfaite (ça je le savais) et je ne suis pas LA SEULE!!! Je ne compte plus les témoignages de mères débordées (ou pas) qui n'ont pas envie de faire la cuisine et qui se contentent de mettre les petits plats surgelés dans les grands, des fainéantes qui ronchonnent encore plus fort que leur gosse quand vient le moment de faire les devoirs, des étourdies qui ne reconnaîtraient pas la maîtresse de leur fille si elles les croisaient dans la rue et qui ne savent plus si lundi y'a sport ou pas à l'école donc dans le doute laisse leur fils traîner dans le même survêt' toute la semaine, des égoïstes qui laisse pleurer leur bébé dans son lit s'il finit sa sieste avant la fin de leur série préférée... bref, de toutes ces mères indignes qui n'ont pas assez honte pour ne pas en rire entre elles, je me sens tellement proche! Et elles me rassurent même! Au point que j'ai l'intention d'imprimer les meilleurs extraits pour en faire une brochure à l'intention de mes enfants plus tard quand ils se plaindront de moi chez leur psy.
Quant à moi, voici une petite liste de mes "très grandes fautes":
Le matin, je suis trop flemmarde pour préparer le petit déjeûner de Fiston Premier, je laisse donc sans complexe mon amoureux s'en charger et même l'emmener à l'école. J'avais l'excuse de l'allaitement mais je ne l'ai plus depuis 2 semaines... j'attends qu'on me demande des comptes.
Je laisse mon fils à la cantine alors que je bosse à la maison. Ce qui fait hurler son père avec qui je partage la garde alternée.
Je déteste l'heure des devoirs mais je déteste encore plus que Fiston 1er devienne un fainéant comme sa mère donc je lui fait écrire des mots après sa lecture quand il y a mis de la mauvaise volonté. Presque tout le temps donc. Et j'aime ça, perverse que je suis...
Je n'aime pas aller au square et je me sers du temps qu'il fait pour me justifier, pire je colle mon fils devant un dvd pour avoir la paix.
Je n'aime pas le bruit et surtout pas les cris des enfants surexcités et comme je n'arrive pas à prendre sur moi, je deviens hystérique dès que mon grand se met à faire l'imbécile plus de 2 minutes. Donc pour éviter les crises, je l'envoie dans sa chambre systématiquement alors qu'il préfère traîner dans le salon avec nous.
Je ne parle jamais aux autres mamans à la sortie de l'école, je ne les vois même pas. Sauf les mamans des meilleurs amis de mon fils mais elles ont déménagés.
Je déteste la prof de musique de Fiston Premier alors que je ne la connais même pas. Juste parce que je ne comprends rien à ce qu'elle demande comme devoirs. Moi j'ai séché tous les cours de musique.
Je mets des fessées à mon grand pour me faire obéir et ça marche puisque je n'ai plus besoin de lui en mettre. Sauf exception comme avant-hier. Et je lui mets des gifles quand il est insolent. Enfin quand il le fait exprès... et je n'ai même pas peur qu'il me déteste.
Je ne joue pas avec Fiston 1er (sauf à des jeux de société mais c'est rare) parce que je n'aime pas ça. En revanche, je joue avec son petit frère. Et j'aime ça.
Je n'emmène mon grand au cinéma que si le film m'intéresse aussi, je ne me force jamais à voir un truc débile pour lui faire plaisir. Je laisse ça à sa grand-mère...
Je suis contente quand je récupère Fiston 1er pour le week-end mais je suis contente aussi quand il le passe chez son père. Voir "les joies de la garde alternée" dans ce même blog.
J'en passe sûrement et des meilleures pour arriver au pire: j'ai deux enfants dont je ne sais que faire la moitié du temps et... j'en veux un troisième!
vendredi 12 octobre 2007
J'aime pas qu'on m'aime!
Quand mon fils aîné était bébé, il était parfait. Sans blague! Ce n'est pas la mère poule qui dit ça, c'est moi! Fiston Premier était adorable, joufflu comme il faut, souriant à tout le monde, câlin avec ses proches et calme... très calme. Eveillé quand même hein... je n'ai pas dit que c'était un gentil légume! Il me mettait bien quelques coups de pieds quand je lui changeais la couche et ça lui arrivait de brailler quand il fallait manger... d'ailleurs, il n'a pas tellement changer pour ce qui est des repas! Mais pour le reste, c'était, et c'est toujours, un amour d'enfant!
Mon bébé était absolument parfait et j'en avais pleinement conscience! Je me disais donc que j'aurais bien du mal à accepter que le prochain soit juste "normal". Trop lucide déjà pour imaginer qu'un tel miracle puisse se produire deux fois dans la même famille...
Sauf que lorsque je suis tombée enceinte il y a quelques mois, j'avais complètement occulté cette peur là. Tant mieux d'ailleurs puisque j'ai pu savourer pleinement mon bonheur d'être bientôt maman pour la seconde fois sans appréhension... enfin surtout à partir du 4ème mois quand on m'a dit que c'était un garçon!
Alors quand il est enfin né, puisque c'était MON bébé, il était parfait! Même si j'ai pu être choquée de prime abord par son apparence car il n'était pas du tout joufflu comme le premier mais dotée d'une petite tête de rat, cette impression "négative" n'a duré quà peine deux jours. Deux jours pour que ce bébé là devienne ma nouvelle référence en matière de parfaititude. Physiquement en tout cas, Le Boux est un bébé parfait, d'autant qu'en 7 mois maintenant, il a eu le temps de prendre des joues! Socialement, il est tout aussi souriant et charmant que son grand frère.
Mais c'est tout...
Car il faut maintenant que j'apprenne à vivre avec un bébé ours mal léché, qui me fracasse les côtes lorsque je lui change sa couche, qui tourne brusquement sa tête dès que je veux aposer un baiser sur sa douce petite joue ou sur son front lisse, qui se débat dès que je le serre contre moi dans mon lit le matin alors qu'il vient de têter goûlument sans me demander mon avis, un bébé qui ne reste pas tranquille 10 minutes dans son parc, ou dans son transat ou n'importe où d'ailleurs, sauf dans sa poussette si celle-ci est en mouvement. Toujours à vouloir un nouveau jouet, un nouveau stimulant, n'importe quoi pour qu'il puisse poser son attention dessus. Un bébé qui même dans mes bras, cherche forcément à attraper mes cheveux, ou mes boucles d'oreilles, ce qui fait mal en premier pour ensuite s'intéresser à tout ce qu'il peut faire tomber. Et encore une fois, pas la peine que je profite de son petit corps frétillant contre moi pour le câliner parce que je risque de m'en prendre une dans la tronche!
Bref, je dois apprendre à vivre avec un enfant qui n'a pas besoin qu'on l'aime, ou plus exactement, qui n'a pas besoin qu'on lui montre! Parce que clairement, il s'en fout! Tout ce qu'il demande lui, c'est qu'on le divertisse. Qu'on lui fasse des grimaces, qu'on le sorte, qu'on le chatouille, qu'on le mordille même, il adore! Mais surtout, qu'on soit bien gentils et qu'on arrête de vouloir l'embrasser ou le caresser! Le Boux sait se faire comprendre, qu'on se le dise. Et je l'ai enfin compris...
dimanche 9 septembre 2007
Rentrée des classes
Cette année, Fiston Premier est en CE1. Les affaires sérieuses commencent... ça se sent dès l'achat des fournitures. En plus du matériel de l'année dernière, on lui demande un cahier de texte, une équerre et un compas. Bon... je n'ai aucun souvenir du programme de CE1 à mon époque, mais de toute façon, les choses ont forcément évolué depuis donc je ne m'inquiète pas plus que ça...
Par contre, quand je vois son cahier de textes se remplir à toute vitesse, là je commence à flipper. En plus de la lecture quotidienne bien naturelle à son âge, je vois une poésie à apprendre pour le lendemain. Et une autodictée le jour d'après. Et chaque semaine, l'atelier "Paroles" qui consiste pour les mômes à choisir un thème commun (chacun en propose un puis ils votent) et à recueillir un maximum d'infos dessus ensuite pour les exposer en classe. Si j'en crois mon fils puisque dans son cahier, la chose était simplement présentée ainsi: "La parole: Le tigre". Thème d'ailleurs proposé par Fiston Premier... ça aurait pu être pire puisque il avait également pensé proposer "les monstres imaginaires". Donc on cherche dans ses livres d'animaux, sur internet et au final, c'est moi qui me tape le boulot. Bon, lui il recopie les infos qui lui plaisent sur son cahier de brouillon, c'est déjà pas si mal.
Quant à la poésie, Monsieur mon fils qui-tient-bien-de-sa mère l'avait oublié en classe. Combien de fois j'ai pu me faire engueuler à cause de ce genre de trucs à l'école primaire bon sang... j'oubliais toujours quelque chose: mon cahier de textes, mon livre de maths, mon cahier de brouillon... et même mes lunettes parfois! Pourvu que ma progéniture souffre seulement du stress de la rentrée et que son étourderie ne devienne pas récurrente... bref, j'ai failli faire un mot dans son cahier de liaison pour l'excuser et puis non, il est bien assez grand pour s'expliquer lui-même à présent. Son maître lui a simplement demandé de l'apprendre pour le jour suivant. et quand je lui ai demandé s'il avait bien su la réciter, il m'annonce avoir eu 17.
17? Mais c'est pas une notation de collège ça? On ne note plus les gosses avec des "très bien", "bien", "assez bien" etc? Voire même des A, B, C, ou D ?! Je suis scotchée! Il passe du gentil smiley du CP, celui qui sourit quand on a tout bon ou qui est triste quand on a tout faux à une notation sur 20! Je trouve ça too much personnellement. Qu'on leur laisse un peu de temps avant de se définir à travers une note, bordel! A moins que ce soit moi qui n'ait rien pigé... après tout, on est dans un monde où seuls les meilleurs s'en sortent, faut leur donner le goût de la compétition dès que possible!
De toute façon, je sens qu'une nouvelle ère commence à la maison, celle des devoirs qui bouffent tout ton temps, qui te pompent toute ton énergie et qui te complexent à mort quand tu t'aperçois que ben oui, t'es pas plus fort qu'un élève de 10 ans... voire même 7!
vendredi 24 août 2007
Vie et mort d'un cochon...
Courant juin, alors que mon fils aîné était chez son père, la vie du petit cochon rose a basculé.
Ma soeur était en train de changer Le Bouxx quand celui-ci a donné un grand coup de bras dans le si joli distributeur de savon que son grand frère m'a offert pour la fête des mères. Le cochon vole dans le lavabo mais ne se casse pas. Tant pis, je le remets exactement à la même place en murmurant à la frangine "la prochaine fois si j'ai de la chance, il se cassera!". Et Banco! Dans la minute qui suit, mon bébé adoré redonne un grand coup dans le cochon fragile qui éclate dans le lavabo. Partie dans le salon, je me précipite au bruit et je constate les dégâts. Ma soeur qui finit d'habiller la mini terreur me susurre "tu dois être contente maintenant!".
Sauf que non... de voir mon rêve réalisé, ce cochon explosé nageant dans son savon dans mon lavabo, je suis au bord des larmes! Je me sens terriblement merdeuse! Je pense à mon fils qui est allé choisir un cadeau au magasin, qui y a mis son coeur et ses petits sous et j'ai envie de me gifler...
J'appelle ma mère et le lendemain on file à la Foir'fouille... heureusement, il en restait un! Le dernier... je ne connais pas ma chance! Ni vu ni connu, le cochon est donc revenu à sa place initiale, et depuis quand je me lave les mains, je me sens juste bien.
mercredi 16 mai 2007
Faiblesse du coeur
C'est étrange, j'ai beau avoir déjà eu un enfant, je me retrouve aussi "faible" face au dernier que pour le premier! Je me souviens de mon désarroi quand durant ses premières semaines, Fiston Premier refusait de s'endormir. Pour certaines raisons, j'étais retournée vivre chez ma mère et cette dernière m'assurait qu'il fallait alors le laisser pleurer dans son lit jusqu'à ce qu'il s'endorme. Les hurlements de mon fils me vrillaient les tripes mais si j'allais le chercher, ma mère me faisait bien comprendre ce qu'elle en pensait... j'ai essayé de tenir bon mais finalement, j'ai préféré être une mauvaise mère qu'une bonne fille et j'ai gardé mon bébé contre moi jusqu'à ce qu'il s'apaise enfin. Au bout de quelques jours comme ça, il a très vite trouvé son rythme et je pouvais ensuite le poser dans son lit à heures fixes sans que ça ne lui pose aucun problème. J'étais assez fière de moi à cette époque, d'avoir démontrer à ma mère que mon instinct était aussi important que son expérience.
Aujourd'hui alors que j'ai justement cette expérience, je ne me sens pas plus ferme dans mes positions. Ainsi, je me retrouve incapable de supporter que Biboux geigne plus de trois minutes dans son lit! Ce qui est tout de même pas grand chose si j'y réfléchis objectivement. Tout à l'heure par exemple, et pour le troisième soir consécutif, ce petit avorton a profité de ma faiblesse à son endroit pour se laisser bercer dans mes bras jusqu'à pas d'heure... et c'est seulement quand je l'ai senti assez exténué pour ne plus brailler que je l'ai posé délicatement dans son lit. Où il s'est endormi paisiblement.
jeudi 3 mai 2007
Vivement demain!
Quand on partage la garde d'un enfant avec son ex, on est habitué à ne pas le voir une semaine sur deux. Mais puisque son père ne peut pas aller le chercher à l'école dès la sortie et qu'il aurait été dommage de le mettre à la garderie alors que j'habite à côté de l'école et que je suis disponible à 16h30, je peux profiter de mon fils aîné deux heures chaque soir. Et tous les mercredis en m'arrangeant. Enfin en ce moment, c'est facile puisque je ne travaille pas. Donc en réalité, il n'y a que lorsque son père prend une semaine de congé que mon fils m'échappe totalement... comme en ce moment.
Je n'ai pas vu mon fils depuis vendredi dernier. Ce n'est pas tout à fait juste puisque je suis allée le chercher à l'école pendant la récréation du matin pour l'emmener "passer une audition" au conservatoire. Parce que l'année prochaine, il a la possibilité d'entrer en classe à horaires aménagées pour suivre une initiation à la musique. Ce serait génial pour lui, si toutefois ça l'intéresse. Personne dans sa famille, aussi bien maternelle que paternelle, n'a jamais touché à un instrument mais justement! C'est une excellente raison pour casser la tradition familiale!
Enfin toujours est-il que je n'ai pas embrassé les jolies joues rebondies de mon fils depuis et il me manque ce petit salopiot... c'est fou quand on y pense parce que quand il est là, je ne l'écoute déjà plus au bout de cinq minutes de piapiotage continu... il me raconte par le menu à quoi il a joué à la récré, tous les monstres de l'espace qu'il a rencontré etc... je décroche vite c'est vrai. Comme une mauvaise mère que je suis. Le pauvre... J'arrive même pas à faire semblant en plus! Alors j'essaie de l'interrompre par tous les moyens pour qu'il passe à autre chose: Tu veux quoi pour ton goûter? Tu t'es lavé les mains? T'as pensé à ramener ton livre de bibliothèque à ton maître? Oui, c'est bien mon chéri mais sinon à part la récré, t'as bien travaillé à l'école?
Il n'y a que lorsqu'il commence à fatiguer, le soir, que j'arrive à le coincer trente secondes avec moi sur le canapé pour un petit câlin... encouragé par l'affection débordante de sa mère, il se remet alors à papioter à propos de l'histoire quil est en train de dessiner, puisque plus tard, il veut "faire des livres". Entre autres. Il y a tellement de choses qu'il voudrait faire quand il sera grand... aller se coucher à l'heure qu'il veut avant toute chose... évidemment.
Vivement demain, que je sois saoulée par le verbiage sans fin de mon amour de fils et que je puisse, entre deux mastiquages de tartines (il n'a pas le droit de parler la bouche pleine!) poser mes lèvres sur la douceur enfantine de ses joues et y apposer un bon gros bisous de maman en manque!
samedi 21 avril 2007
Matin Chagrin
Qu'en est-il des grasses mâtinées chez vous?
En voie de disparition, comme chez moi?
Est ce que tous les parents sont condamnés à se lever tôt tous les jours de leur vie sous prétexte qu'ils ont mis au monde des petits monstres sans coeur?
Je le vois d'ici mon fils aîné dans 10 ans, il aura tchatté toute la nuit sur msn avec ses copains et il faudra que j'attende 14h avant d'oser mettre le nez dans sa chambre qui sentira le mâle pas lavé pour entrouvrir les rideaux... et je l'entends déjà grommeler des insanités sous ses draps à l'égard de sa vieille "reum" sans coeur!
Mais en attendant... à l'heure à laquelle il faut que je le sorte tendrement du lit le matin pour aller à l'école tous les jours de la semaine, Monsieur est déjà debout le samedi et le dimanche et vient me demander de lui préparer son petit-déjeuner. Sauf que ça ne lui suffit pas, sinon je pourrais aller me recoucher aussitôt son lait chaud posé devant lui, ce serait trop simple: il faut que je prépare le mien aussi pour déjeûner avec lui!
Et là, y'a pas moyen! J'ai essayé mais vraiment, j'y arrive pas... je suis d'une humeur tellement massacrante alors que juste l'entendre machouiller ses tartines de miel me donnent envie d'hurler. Parce que moi le matin, il faut que je dorme. Surtout depuis que Bibouxx, son petit frère, est né. Quand il fera ses nuits, on en reparlera mais d'ici là, il faut que je rattrape le sommeil perdu!
Alors ce matin, j'ai collé Fiston Premier devant un verre d'eau et un croissant. Je lui ai mis un dessin-animé qui dure une heure et demie et je lui ai promis de prendre le petit-déjeûner avec lui après, à condition qu'il ne vienne pas me raconter toutes les cinq minutes ce qui se passe sur l'écran!
Bon, comme ça a marché, je recommence demain... en espérant que cette fois, Bibouxx ne profite pas que je me glisse avec délice sous les draps pour se réveiller lui aussi!




